Recanalisation veineuse
La pose d’un stent veineux cave dans le cadre d’une recanalisation veineuse est indiquée en cas d’obstruction partielle ou complète de la veine cave, souvent due à une thrombose chronique, une compression extrinsèque (syndrome de la veine cave supérieure, pathologie tumorale, fibrose post-radiothérapie) ou une sténose post-thrombotique.
Cet acte vise à restaurer un flux sanguin optimal en maintenant la lumière veineuse ouverte, améliorant ainsi le retour veineux et réduisant les symptômes tels que l’œdème des membres supérieurs ou inférieurs, la dyspnée ou les troubles circulatoires.
En quoi ça consiste
Ce geste visant à rétablir la circulation sanguine dans une veine obstruée ou rétrécie consiste, dans la plupart des cas, à une angioplastie par ballon pour élargir la zone obstruée ou rétrécie. Une fois la lumière veineuse suffisamment dilatée, un stent métallique auto-expansible ou expansible par ballon est placé pour maintenir la veine ouverte. Il est réalisé sous contrôle radiologique par voie endovasculaire. Cette procédure mini-invasive permet d’éviter une chirurgie lourde et améliore rapidement la circulation veineuse, réduisant ainsi les symptômes liés à l’obstruction.
Déroulement de la procédure
Préparation à l'intervention
L’intervention est réalisée sous anesthésie locale, parfois avec une sédation, en ambulatoire (sortie le jour même). Il est préférable d’être accompagné pour votre sortie.
Avant l’intervention, il est important de :
- Informer l’équipe soignante si vous avez des risques particuliers de saigner :
- Avez-vous une maladie du sang ou des saignements fréquents ou prolongés (du nez par exemple) ?
- Prenez-vous un traitement fluidifiant le sang ? (anticoagulant ou anti-agrégant plaquettaire type Aspirine®, Asasantine®, Kardegic®, Persantine®, Plavix®, Previscan®, Sintrom®, Solupsan®, Ticlid® …), ou tout simplement souvent de l’Aspirine® contre le mal de tête ? Dans ce cas, il sera nécessaire d’arrêter ce traitement avant l’examen : nous vous préciserons combien de temps.
- Suivre une hygiène stricte :
- Douche antiseptique à la Betadine Scrub® la veille et le matin de l’intervention, lavage des cheveux, s’essuyer avec une serviette propre, port de vêtements propres et absence de bijoux ou maquillage.
- Être à jeun (6h avant le rdv) et demandez au médecin quels médicaments doivent être pris.
- Apporter les résultats de vos examens sanguins.
- Apporter votre bilan d’imagerie (images Scanner ou PET-scan).
Pendant l'intervention
L’intervention, d’une durée de 30 à 45 minutes, se déroule sous conditions d’asepsie strictes en radiologie interventionnelleAprès l’anesthésie locale, la veine jugulaire, à la base du cou, ou bien la veine fémorale, au niveau de l’aine, est ponctionnée sous échographie.
Le cathéter est inséré dans une veine périphérique.
Sous guidage radiologique, un produit de contraste est injecté pour visualiser l’obstruction et guider le cathéter jusqu’à la zone à traiter.
Si nécessaire, un ballon est d’abord gonflé pour élargir la veine (angioplastie) et effectuer la recanalisation.
Un stent métallique auto-expansible peut ensuite être déployé à l’endroit de la sténose ou de l’occlusion pour maintenir la veine ouverte.
Une nouvelle injection de produit de contraste vérifie le bon positionnement du stent et la restauration du flux sanguin.
Une compression locale et un pansement stérile est appliqué sur le point de ponction.
Après l'intervention
Surveillance
Surveillance de 2h en salle de surveillance
Complications
Lors de la pose les complications sont rares (<1%) :
- Un hématome au point de ponction peut se former.
À distance, quelques complications peuvent survenir :
- Une infection: le cathéter sont des corps étrangers et peut favoriser une infection, voire une septicémie. Les règles d’asepsie et d’hygiène avant et au moment de la pose et lors des perfusions ultérieures permettent de contrôler ce risque. Vous devez donc signaler à l’équipe soignante tout gonflement important, une douleur locale intense, une rougeur, un écoulement au niveau de la cicatrice, une mauvaise cicatrisation, une fièvre, des frissons, ou une gêne respiratoire.
- Une phlébite (obstruction de la veine dans laquelle pénètre le cathéter par un caillot de sang) : cela provoque un gonflement et une douleur du bras, qui peut nécessiter un traitement anticoagulant, voir le retrait du dispositif.
- Obstruction du stent ?
- Un faux anévrysme au niveau fémoral ?
Consignes post-procédure
- Évitez les efforts physiques intenses et le port de charges lourdes pendant 24 à 48 heures.
- Surveiller l’apparition d’un hématome ou d’une douleur au niveau du point de ponction.
- Une gêne légère ou un petit hématome peuvent survenir au point de ponction, sans Consulter immédiatement votre médecin ou appelez le 15 en cas de douleur thoracique importante, essoufflement, gonflement anormal d’un membre ou fièvre
- En cas de douleur ou de signe d’obstruction, consulter rapidement.
- Prendre le traitement anticoagulant prescrit pour prévenir la formation de caillots.
- Ne pas interrompre le traitement sans avis médical.
- Éviter les médicaments augmentant le risque de saignement (aspirine, anti-inflammatoires) sans avis du médecin.
- Un contrôle radiologique est programmé pour vérifier la bonne perméabilité du sten ?
En résumé : ce qu'il faut retenir
L'équipe de radiologie interventionnelle
Il est normal que vous vous posiez des questions sur l’intervention que vous êtes amené à passer. Nous espérons y avoir répondu. N’hésitez pas à interroger notre équipe radiologique pour tout renseignement complémentaire
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