Embolisation hémorroides
Traitement mini-invasif par voie endovasculaire
Les hémorroïdes se manifestent souvent par des saignements à répétitions (rectorragies) avec la présence de sang dans la cuvette des toilettes lors de l’exonération. Ces saignements peuvent causer une anémie et être très handicapants.
Le traitement de première intention repose sur des mesures hygiéno-diététiques, l’application de topiques et la régulation du transit.
En cas d’échec, un traitement proctologique instrumental ou une chirurgie peuvent être nécessaire.
L’embolisation hémorroïdaire est une technique alternative micro invasive.
Cette intervention est réalisée au bloc de radiologie interventionnelle en ambulatoire.
En quoi ça consiste
La procédure consiste à boucher les artères du rectum qui alimentent les hémorroïdes, avec des coils (c’est à dire des très petit ressorts métalliques), sous contrôle de la radiographie.
Une anesthésie uniquement locale est effectuée au niveau de la voie d’abord pour accéder aux artères, au pli de l’aine ou au poignet.
Moins alimentées en sang, les hémorroïdes arrêtent de saigner et le prolapsus, c’est à dire l’extériorisation des hémorroïdes, diminue.
Cette technique s’adresse toutefois aux patients présentant des saignements hémorroïdaires sans prolapsus majeur.
Elle est particulièrement indiquée chez les patients sous traitement antiagrégants ou anticoagulant à long cours.
L’embolisation est une alternative à la chirurgie classique. Elle vise à traiter la maladie hémorroïdaire (notamment les saignements) en réduisant l’apport de sang vers les paquets hémorroïdaires.
- Le principe : On ne retire pas les tissus, on “bouche” les petites artères qui les alimentent trop intensément.
- Technique “Emborrhoid” : Le radiologue utilise des micro-coïls (petits ressorts en platine) ou des particules pour obstruer les artères rectales supérieures.
- Absence de geste anal : Contrairement à la chirurgie, il n’y a aucune incision et aucune cicatrice au niveau de l’anus. Tout se passe par l’intérieur des vaisseaux.
- L’acte dure environ 45 à 60 minutes et se déroule en salle de radiologie interventionnelle :
Les avantages majeurs
- Indolore : L’intervention et les suites opératoires sont quasiment sans douleur (absence de plaies anales).
- Anesthésie légère : Se pratique sous anesthésie locale (parfois complétée par une légère sédation).
- Ambulatoire : Entrée le matin, sortie quelques heures après l’intervention.
- Récupération rapide : Reprise des activités normales et de la marche le jour même. Pas d’arrêt de travail prolongé nécessaire.
- Sécurité : Préservation totale de la fonction sphinctérienne (pas de risque d’incontinence).
Déroulement de la procédure
Préparation à l'intervention
- Consultation : Un écho-Doppler ou une consultation proctologique préalable est souvent nécessaire.
- Jeûne : Rester à jeun (ni nourriture, ni boisson) 6 heures avant l’intervention.
- Hygiène : Douche pré-opératoire selon les consignes du service.
- Bilan sanguin : Vérification de la coagulation sanguine.
Pendant l'intervention
Accès : Ponction d’une artère au pli de l’aine (fémorale) ou au poignet (radiale).
Guidage : Introduction d’un micro-cathéter sous contrôle radiologique jusqu’aux artères de l’anus.
Embolisation : Libération du matériel d’obstruction (coïls) pour réduire la pression dans les hémorroïdes.
Fin d’acte : Retrait du matériel et compression du point de ponction.
Après l'intervention
À la maison
- Hygiène : Aucune précaution anale particulière n’est requise puisqu’il n’y a pas de plaie à cet endroit.
- Alimentation : Privilégiez une alimentation riche en fibres et une bonne hydratation (2L d’eau/jour) pour faciliter le transit.
- Activités : Évitez les efforts physiques violents pendant 48h à cause du point de ponction (aine ou poignet).
Suivi médical
- Les saignements s’estompent généralement dans les jours qui suivent.
- Une consultation de contrôle est prévue (souvent à 1 ou 3 mois) pour évaluer l’efficacité totale sur les symptômes.
Risques éventuels
Bien que rares, des complications liées à toute artériographie peuvent survenir :
- Petit hématome au point de ponction (pli de l’aine ou poignet).
- Exceptionnellement : allergie au produit de contraste ou petite réaction inflammatoire passagère.
Bon à savoir
Cette technique est particulièrement efficace pour les hémorroïdes de grades 1, 2 et 3, surtout lorsqu’elles sont marquées par des saignements chroniques.
En résumé : ce qu'il faut retenir
Type d'anesthésie
Anesthésie légère : Se pratique sous anesthésie locale (parfois complétée par une légère sédation).Durée de l'examen
45 à 60 minutesHospitalisation
Ambulatoire : Entrée le matin, sortie quelques heures après l’intervention.Bénéfice
- Indolore : L’intervention et les suites opératoires sont quasiment sans douleur (absence de plaies anales).
- Récupération rapide : Reprise des activités normales et de la marche le jour même. Pas d’arrêt de travail prolongé nécessaire.
- Sécurité : Préservation totale de la fonction sphinctérienne (pas de risque d’incontinence).
Risques
- Petit hématome au point de ponction (pli de l’aine ou poignet).
- Exceptionnellement : allergie au produit de contraste ou petite réaction inflammatoire passagère.
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